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Temps de lecture : environ 2 minutes

Mon amour,

Mon unique amour,
mon cœur,
ma vie.

Je prends ma plume pour te parler à cœur ouvert, pour te livrer
Ces mots que je n’ai jamais osé t’écrire
Ces sentiments que je n’aurais jamais pensé t’avouer
Ces sensations qui font de toi le seul, l’unique.

Te dire comme le grain unique de ta voix me parlant parfois loin le soir au téléphone parfois si près de moi me rend toute chose. En cet instant silencieux ou je n’entends que ma plume grattant le papier et ou j’évoque ta voix je sens un frisson parcourir mon corps.

Te dire aussi nos corps enlacés à toutes heures sur la terrasse au cœur de l’été, ou sur le grand sofa les soirs d’hiver face à la cheminée. Nos corps aussi blottis l’un contre l’autre dans la douce chaleur de notre couette. Tous ces matins, où en m’éveillant j’entendais prés de moi le souffle régulier de ta respiration. En couchant sur le papier la douce chaleur de ton souffle j’ai du mal à respirer dans le froid de ton absence.

Te dire nos rêves partagés répétés mille fois : nos enfants, parfaite alchimie de nos corps,de nos âmes fruits de la magie de notre amour, et le golden retriever fidèle qui les accompagnerait dans leurs balades d’automne quand ils iraient sauter dans les feuilles mortes.
Penser en cet instant à ces rêves me fait trembler, et si un cauchemar c’était un jour sans toi ?

Te dire nos promesses enfin d’un amour éternel qui finirait le plus tard possible dans les nuances de blancs de nos cheveux neigeux. Mais nos promesses n'engagent que celle qui y croyait et le seul blanc que je vois c’est celui de mes joues si pales dans le reflet que me renvoie la baie vitrée
et ce rouge, tout ce rouge,
celui de mon cœur aimant
que je te donne
que je te laisse
qui ne battra jamais plus
mon amour.

L’inspecteur interrompit sa lecture, il prit une profonde respiration et regarda la scène de crime face à lui.
Valentine était là la poitrine ouverte d’un grand coup de scalpel, son visage appuyé contre la table face à la baie vitrée sa plume encore serrée dans sa main droite.
Sauf qu’apparemment ce n’était pas un crime.
Le légiste venait de le confirmer, amoureuse délaissée, chirurgienne de talent, Le docteur Valentine Marchand s’était administrée un anesthésique local, s’était ouvert la poitrine pour s’arracher le cœur et écrire avec son sang ses derniers mots d’amour à celui qui l’avait quittée.

L’affaire était classée avant même d’être commencée

Quelle conne! Pensa-t-il. Non seulement elle ne s’aimait pas assez pour vivre, mais elle m’a mis en retard. Et je suis sûr qu’en plus, tout à son amour égoïste, elle n’a pas un instant pensé au bordel qu’elle laissait derrière elle pour la femme de ménage.

En quittant la maison il prit son téléphone et appela sa femme.

Allo chérie ?… oui pardon, un contretemps, je vais être un peu en retard… hein…oui moi aussi… bonne Saint Valentin ma chérie…bisous, j’arrive.

Temps de lecture : environ 2 minutes

Son truc à lui, c'était la disneylandisation. La transformation des villes et des cultures locales par la présence de touristes. Alors il l'avait emmenée à Venise.

Il avait loué un appartement pour le week-end. Il lui avait bien précisé qu'il ne fallait pas qu'elle considère ça comme un voyage en amoureux, qu'elle ne compte pas sur lui pour la balade en gondole ou le Spritz en terrasse. Il y allait avant tout pour le boulot. ...continuer la lecture de "Roberta"

Temps de lecture : moins d'une minute

Quand un septuagénaire se transforme en (dangereux) Hacker il dépasse toutes les limitations de vitesse sur les autoroutes de l'information.
Gare au carambolage ...

Une lecture en cinq minutes (bien sur vous pouvez aussi retrouver la version texte ici) ou vous abonner au podcast.

Temps de lecture : environ 3 minutes

Ce soir de printemps ou Marcel avait vu le reflet qui avait fait naître en lui un sentiment de peur, c'était il y a bientôt 3 ans.

Depuis sa vie avait radicalement changé.
Tout d'abord il s’était calmé. Il avait inspiré (lentement), expiré (tout aussi lentement) comme lui avait appris Suzanne.

Mais il avait aussi décidé de se prémunir de cette potentielle menace indéfinie qui planait au dessus de lui. ...continuer la lecture de "Marcel et Suzanne • Partie 3"

2

Temps de lecture : environ 5 minutes

Comme tous les matins Maurice est allongé sur le petit balcon, sa tête repose sur la barre du parapet, il regarde la rue.
Le soleil a commencé sa course depuis un bon moment déjà, il ne saurait dire combien de temps (il n’est pas doué pour lire l’heure). Par contre ça fait un bon moment il y a des signes qui ne trompent pas.

...continuer la lecture de "Maurice"

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